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Le roman de gare

18/08/2010

Le roman de gare

Qualifié de sous-genre voir de pas de genre du tout, le roman de gare n'a jamais été reconnu par l'«institution de la littérature». Guy des Cars fut raillé sous le nom de Guy des Gares et l'on entend toujours rabaissé perfidement un auteur à ce genre dit de lecture facile.

Il est fort peu probable que vous trouviez un roman de Xavier Pivano dans une gare tant le danger serait grand que vous ratiez votre train si vous l'entamez en l'attendant ou que vous ratiez votre destination en vous y abandonnant pendant le trajet. Ce serait une belle cacophonie sur nos lignes ferroviaires si des passagers y erraient d'un bout à l'autre, le nez dans leur bouquin. A moins que l'on décide tout simplement de supprimer les TGV pour vous permettre d'aller au bout d'un de ses romans ?

Certes la lecture en est facile, certes ses histoires sont passionnantes, certes le style est habile voire machiavélique, mais il y a aussi ce petit quelque chose de plus qui fait que l'esprit prend le relais du nerf optique et transforme un banal trajet de banlieue en expédition littéraire.

Quête ou enquête, Le Temps d'un Voyage ne fait pas que faire passer le temps. Il le triture, l'emberlificote, le distend pour rapprocher êtres et lieux qu'il ausculte avec un réalisme quasi documentaire. Dans des lieux impénétrables se tisse une intrigue planétaire qui ne se déchirera qu'au plus profond de la jungle amazonienne.

-> Le temps d'un voyage - Xavier Pivano


L'imparfait est-il subjectif ?

13/08/2010

L'imparfait est-il subjectif ?

Orthographe, conjugaison, temps & modes, syntaxe, font partie de l'univers impitoyable de l'auteur comme autant de maîtres exigeants et sévères. Pire encore, ils font l'auteur et sa crédibilité, même si de "petites mains" traquent à sa place, le plus souvent, ces imperfections de sous-doués.

Qu'en est-il lorsque l'instruction vous est supprimée à 7 ans et qu'à 67 vous avez quelque chose d'important à dire, les mots pour le dire, les phrases et le ton pour le faire vivre ? De plus, vous êtes Kabyle et l'enseignement du français s'est arrêté en primaire.

Et si, justement, c'est cette absence d'instruction, cette souffrance d'avoir été laissé pour compte, cette aberration de l'Histoire, qui jalonnent son roman, qu'Idir Ait Mohand a voulu coucher sur le papier ?

Son personnage principal, lui-même, a 7 ans lorsque l'école ferme pour toujours. Alors il écoute et regarde. Il écoute son village, ses légendes et ses peines, ses joies et ses plaisanteries. Il regarde ses montagnes et ses champs, il joue avec, il joue dedans. Il est Kabyle en Kabylie dans ces années 60 qui ne rappellent rien de bon à quiconque. Il ne fait pas la guerre, il la subit, d'un côté comme de l'autre. Il ne la juge pas, il ne la comprend pas. Il la contemple, d'un côté comme de l'autre. Il grandit en son sein et en connaîtra d'autres, guerre civile, révolution, agitation, fanatisme.
S'il doit vivre avec, bien malgré lui, il y conservera l'âge du moment qui s'effraie tout autant de légendes diaboliques, s'amuse de facéties locales, participe au labeur quotidien de la survie, s'émancipe en jeux d'une situation qui le dépasse. Mais il y a des yeux d'enfants qui vont au delà des apparences et des mensonges, qui pressentent ce qui se dissimule derrière et voient ceux qui se cachent et mentent, d'un côté comme de l'autre. Et qui interrogent...

On est très loin de Hors la Loi, le film de Rachid Bouchareb, et de ses polémiques insalubres. On est très loin d'ici également. On est en Kabylie et tout commence dans les années 50. Idir Ait Mohand, matricule S/5341, fait traverser le temps à son regard d'enfant sans instruction qui deviendra l'adulte sans instruction qui osera écrire "Les Guérilleros" qui en retrace la mémoire.

Un roman à l'imparfait tout subjectif, revêtu d'un voile de pudeur sans naïveté qui lui procure une force irrésistible faisant oublier que, sans instruction, on ne serait rien.

-> Les Guérilleros - Idir Ait Mohand


e-littérature, sous-littérature ?

06/08/2010

e-littérature, sous-littérature ?

Eric Téhard, auteur de l'excellent Avel qui vous transporte en Haïti dans un "français" revisité pour l'occasion, s'interroge sur cette question qui fait débat.

"la littérature de la toile aura prouvé sa valeur quand elle suscitera une critique non seulement médiatique mais pourquoi pas, également, universitaire."

-> e-littérature, sous-littérature ?

Serait-ce donc la critique qui ferait la littérature ? Il est déjà bien ancré que ce serait l'éditeur qui ferait l'auteur... La poule fait l'oeuf ? Dans ce cas ce serait plutôt une omelette.

Le numérique est encore trop traité comme un pâle reflet de l'édition papier alors qu'il permet une richesse et une liberté que rien ne peut égaler ; illustrations, commentaires, interactivité, échange, etc.

Un ouvrage papier revient à 2 ou 3 euros pièce, l'auteur touche 8 à 10 % de l'éditeur et tout le reste passe dans les poches d'intermédiaires que le net rend inutiles. Pourtant, pour conserver ce système juteux, des plateformes vous exigent allègrement 40 à 60 % du prix de vente de vos fichiers numériques. Il y a vraiment de mauvaises manières qui sont passées sur la toile empêchant un véritable essor de l'e-littérature.

Et tous hurlent aux loups... D'un côté le tout gratuit et de l'autre le tout verrouillé. Google, au milieu, impose sa loi. La loi veille et avorte (sic). Le lecteur crache au bassinet. La boucle est bouclée. Les loups ne se mangent pas entre eux.

Littérature ? e-littérature ? Et si un bon bouquin était tout simplement celui qui vous fait passer un bon, un excellent moment ?

Du bon ? Du très bon ? De l'excellent ?
-> Ouvrages en Label WBE
Aussi bien en version papier que numérique, mais directement de l'auteur au lecteur.

Littérature ? A vous de juger...

L'avenir des auteurs est-il dans le cyber-exil ?

14/05/2010

L'avenir des auteurs est-il dans le cyber-exil ?

Un groupe d'auteurs indépendants réfléchi depuis plusieurs semaines à s'affranchir des contraintes et discours qui tendent à concentrer entre quelques mains droit de vie et de mort sur la pensée, l'expression, la culture. Comme cela a déjà été fait pour la presse avec les conséquences que l'on mesure maintenant de décrédibilisation des médias.

C'est quoi un auteur indépendant ?
Un auteur est quelqu'un de fiable, qui ne tourne pas à tous les vents, une référence, "celui qui augmente, qui fait avancer", qui ne répète donc pas ce qui se fait mais apporte du nouveau, en est conscient, l'assume, le revendique.
Indépendant ? Mais par rapport à quoi ? Plein de choses sans doute.
En amont, de tous ceux qui veulent formater son travail, lui fixer des limites, des conditions.
En aval, du jugement que l'on portera sur son travail, de sa réception. Non qu'il ait des oeillères, qu'il refuse d'écouter les autres, mais connaissant les motivations de sa propre démarche, s'étant fixé un but, il reste le seul à savoir dans quelle mesure les propositions extérieures peuvent s'y accorder. Non qu'il se moque du fait qu'on aime ou n'aime pas son travail, qu'on le connaisse ou non, mais il sait qu'orienter son oeuvre selon la pente du goût général, c'est détruire sa raison d'être.

Ce groupe travaille actuellement d'arrache-pied à la mise en place d'un Label Ethique de l'auteur indépendant et tous les prolongements de diffusion que cela comporte, hors circuits traditionnels huilés pour les "amici" du pouvoir.
Le Label Ethique :
-> Le Label Ethique

Mais au centre de la réflexion se pose la question du statut juridique et fiscal de l'auteur, inexistant. Un appel est lancé aux fins de création d'un cyber espace hors frontières pour sortir de l'imbroglio politico-financier basé sur le mensonge, l'hypocrisie et le détroussement organisé.
Pour voir l'appel lancé aux députés et sénateurs français, aux députés européens ainsi qu'à plusieurs délégations et gouvernements étrangers :
-> Appel à un cyber-accueil

La culture française, c'est, aujourd'hui plus que jamais, protectionnisme et répression. L'auteur indépendant devient un postulant au banc des accusés, le lectorat un porte-monnaie électoral percé.


Lancement de la plateforme d'auteurs libres

23/04/2010

Lancement de la plateforme d'auteurs libres

Bonjour,

Dans la droite ligne du communiqué précédent (Un net libre pour des auteurs libres), Salaber, auteur indépendant, met en ligne une plateforme d'auteurs indépendants afin de s'attaquer aux fondamentaux de l'auto édition ou auto production.

Carrefour d'actions et de communication, cette plateforme prend à contrepieds ce qui se fait d'ordinaire ; la centralisation, en travaillant au maximum sur la démultiplication.

Ce n'est pourtant pas un lieu de palabres, ni un syndicat, ni un salon littéraire pas plus qu'un énième collectif. Sur cette plateforme s'élaborent, se construisent et sont mises en oeuvre des actions concrètes, tout aussi bien locale que d'envergure, pour donner à ces auteurs, qui refusent la main mise sur la pensée et l'exploitation sans scrupule de la création intellectuelle, toute la place qui leur revient de droit. Droit qu'on leur refuse pour oser refuser de le céder à l'opportunisme affairiste.

La plateforme est ouverte à toutes celles et ceux qui veulent participer à cette diffusion d'une culture authentiquement autre que celle que l'on veut à tout prix nous faire ingurgiter à grand renfort de pseudo élitisme, publicité du pire et lois liberticides. Pour une qualité qui n'a vraiment rien à envier au bien disant "labellisé".

Le communiqué complet avec l'objet de la plateforme et ses premières actions est disponible à cette adresse :
-> Communiqué Lancement plateforme d'auteurs libres

Paroles et musique...

02/04/2010

Paroles et musique...

Y'a t-il des airs, des musiques, des artistes qui ont changé votre façon de voir ou vous ont, malgré vous, entraîné sur un chemin insoupçonné ?

C'est à ce jeu que je me suis amusé en passant en revue les milliers de titres que j'avais pu entendre tout au long de mon demi siècle de vie. J'en ai sélectionné dix que je commente sur cette page que j'ai appelée :

-> Paroles et musique...

J'ai été très surpris moi même de ce que chacun d'eux avait pu avoir comme influence majeure sur mon "éco-système" culturel profond...

Un net libre pour des auteurs libres ?

23/03/2010

Un net libre pour des auteurs libres ?

Cela fait plusieurs mois que je parcours le net, toutes tendances confondues, pour en appréhender l'impact sur le travail des auteurs au sens large du terme.

Au nom du droit d'auteur s'élèvent de sombres nuages censés en protéger l'exploitation. Pour notre plus grand bien nous dit-on.

Mais qu'en est-il réellement ? Qu'avons nous à craindre, auteurs, de ce net ? Que se cache t-il derrière cette mise en scène grotesque ?

En tout état de cause c'est bel et bien à des lois liberticides que nous avons à faire. Plus à même d'édulcorer le paysage créatif qu'à en assurer une éclosion.

J'ai résumé cela dans un texte que vous pouvez consulter ici :
-> Un net libre pour des auteurs libres

J'y présente également tout le travail que j'ai moi même accompli en matière de publication indépendante, en collaboration avec d'autres acteurs du net.

Je n'ai donc plus qu'à inviter auteurs et lecteurs à bien réfléchir au sens que l'on veut donner à la culture, la création, et même le divertissement.
Je refuse de cautionner le totalitarisme économique qui nous est préparé pas à pas et inexorablement.
Je refuse qu'au nom du droit de quelques uns les droits de la majorité soient bafoués.
Je prends fait et cause pour :
Un net libre pour des auteurs libres.

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