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Titre : Le Baron Caraïbes
Catégorie : Aventure
Présentation :
L'incroyable et épique destinée d'un Antillais de Marie-Galante, étudiant sans le sou, devenu
Empereur malgré lui...
–> Format papier poche 14€90 (282 pages)
–> Format papier roman 17€90 (264 pages)
–> Format pdf gratuit (spécial lecture écran)
Dans la difficile et implacable lutte en haute mer contre les trafiquants, à bord de leurs monstrueux
et rapides Go-fast, qui est donc ce mystérieux Baron Caraïbes, dont les passes d'armes avec les
intercepteurs des douanes sont suivies avec fébrilité, d'un bout à l'autre des Caraïbes, par toute
une population avide et complice ?
Mais tout est-il toujours aussi simple, dans ces terres étranges et lointaines ?

Ce roman dispose du Label Ethique WBE des auteurs
indépendants dont la validité et les caractérisiques sont vérifiables en cliquant sur l'image
Le duo... (chapitre 1)
L'un a la peau noire et les yeux tout aussi sombres qui n'en luisent pas moins d'une juvénile gaité. Une montagne de muscles illuminée d'un sourire perpétuel, que sa jeunesse ne permet pourtant pas d'interpréter.
Il a vu le jour sur une île minuscule, longtemps oubliée, dont les premiers habitants avaient été impitoyablement massacrés par de sauvages cannibales, eux-mêmes pieusement pacifiés et déportés, puis lucrativement remplacés par des hommes-bêtes de somme, importés. Ses aïeux se perdaient dans une lignée rompue, chantant en succombant sous le fouet, marqués au fer rouge, vendus quelques sous sur des marchés honteux ; sans droits, sans identité, sans autre âme que couleur des ténèbres auxquels on les vouait.
Il en a la peau noire et la carrure d'un géant, comme son rire puissant, aux sonorités de tambour vaudou, qui roule et qui gronde sur le monde des vivants.
L'autre a ce teint profondément hâlé que prend la peau blanche surexposée à l'astre de lumière qui éclaire le monde et en assure l'existence.
L'allure plus matûre, le geste plus calculé, la parole plus sûre, vous guident instinctivement vers des yeux émeraudes, entourés de légers sillons qui en décomptent les ans. Si le vert est la couleur de l'espoir, celui-ci ne vous en laissera guère. Au plus profond de ce regard n'étincellent que les affres d'un mystère sans nom. Issu d'un des plus vieux peuples de la terre, à la langue étrange et toute aussi ancienne, ses ancêtres avaient du lutter pendant des milliers d'années pour conserver leurs vallées et quelques droits à leur identité.
Il en a la peau claire et un regard perçant de l'âme des humains, qu'il scrute et qu'il sonde jusqu'à leurs confins...
Tel est le duo black and white qui, en plein vingt-et-unième siècle, pendant sept ans, l'un et l'autre, l'un avec l'autre, jamais l'un sans l'autre, mit à feu et à sang les frontières entre l'Histoire et la légende. Un duo qui, au plus profond des nuits les plus noires, chevauchait la tempête, distançait le vent, jouait avec les dieux et tutoyait les démons. Un duo qui rivalisait d'audace avec les pires éléments ; en équilibre permanent sur un fil tendu entre l'inimaginable et l'impossible. Un duo qui, jamais vu, jamais pris, jamais disloqué, avait régné sans partage sur les coeurs, les passions et les âmes, d'une des plus belles régions ensoleillées du globe.
L'un a la peau seulement hâlée et s'est retiré, enfin apaisé, sur l'île qui vit naître l'autre, embrasant de son regard insondable les quelques kilomètres carrés du paradis qu'il s'est tant mérité.
L'autre a la peau toujours aussi noire et règne sur l'éternité, plus loin, là-bas. Là-bas où vivent tant de ceux que le destin, le courage, la fortune ou la témérité a favorisés. Un là-bas avec lequel aucun autre endroit du monde ne peut rivaliser. Ce là-bas qui "use" tous les superlatifs, les amalgame, les banalise, les pulvérise. Cet unique endroit de la planète, fou, insolent, lumineux, boulimique, insouciant, bordé de plages féériques, qui catalyse le rêve, la puissance, la grandeur, l'exotisme, l'amour, la folie, l'aventure, le frisson. Un endroit comme nul autre ailleurs que nous allons atteindre d'un coup d'ailes, en quelques mots, en quelques phrases. Il y là-bas tout ce que vous connaissez, avez entendu dire de... ou imaginez de... Tout ce qu'il y a ailleurs de mieux, plus tout ce qui n'existe que là-bas. Tout n'étant encore que bien au dessous de tout ce que vous pouvez imaginer de ce que cela peut bien être !
Vérifiez bien le parfait fonctionnement de votre pacemaker, remontez votre tablette devant vous, attachez votre ceinture ou non mais serrez les dents. Il n'y aura aucune escale ni ravitaillement avant la dernière page où, là, seuls vos propres moyens vous permettront, peut-être, de redescendre sur terre...
"C'est en écrivant une nouvelle que me sont venues des images, des odeurs, des sons, un rythme qui m'ont fait penser à un film. J'ai alors tenté d'écrire un genre de script-book avec décors, cadrages, mouvements de caméra, effets, flashbacks, musique et paroles. C'est à partir du film, que cette première écriture m'a projetée, que je me suis mis à écrire le roman en lui-même, directement extrait de son déroulement cinématographique.
En ce sens, il cumule toutes les imperfections d'un film et toutes celles d'un livre. Pourtant, comme il est dit dans son premier chapitre, il serait fort probable qu'en en tournant la dernière page, seuls vos propres moyens vous permettent, peut-être, de redescendre sur terre."
Une double aventure en perspective, littéraire et cérébrale, pour un voyage contemporain aux confins du réel et de l'imaginaire.
S'il y a un auteur qui a participé à cet imaginaire c'est bien Robert Gaillard dont j'ai dévoré les livres, tout jeune. En particulier les 4 tomes de "Marie des Isles" que je conserve encore pieusement et qui m'ont accompagné dans ce "voyage". Je me suis même surpris, sur place, à y rechercher des traces de l'existence de la Générale du Parquet, du capitaine Lefort et de tous les autres. Je ne vous dirais pas si j'en ai trouvé. Moi je sûr d'en avoir trouvé ...
- Pour découvrir ou redécouvrir Robert Gaillard –> Robert Gaillard
Pour l'ambiance je me suis largement inspiré des aventures d'Henry de Monfreid et ses "Secrets de la mer Rouge". Sans plagiat bien sûr. Juste l'atmosphère.
- Son site officiel –> Henry de Monfreid
On ne peut pas parler des Antilles sans parler des Créoles et de cet ouvrage de référence, co-écrit par Chamoiseau, Barnabé et Confiant, qui devrait être mis entre les mains de tous les "apprentis" voyageurs à destination des Antilles ; L'Eloge de la créolité.
- La Créolité –> Eloge de la créolité
Pour terminer je ne saurai trop vous recommander la lecture d'un merveilleux ouvrage écrit par Eric Téhard, auteur auto édité ; "Avel". Remarquable !
- Pour lire cet ouvrage –> Avel